Auteur méconnu de plus de 150 films (dont la plupart ont été détruits ou jetés dans la Seine par Octave Mierlu), inventeur non reconnu, mais néanmoins génial, il est le créateur d'une machine précinématographique unique en son genre : Le Dynamocycloscope.

• À PROPOS DU DYNAMOCYCLOSCOPE •

Le Dynamocycloscope, machine servant exclusivement à la projection des films d'Octave Mierlu (et construite par ce dernier), permettait d'interagir sur le film projeté en changeant, à des endroits bien précis, la vitesse de défilement de l'image, voir en l'inversant dans certains cas, ceci dans le but de mieux dynamiser le rythme de l'histoire.

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Cette machine, unique au monde, offre une totale maîtrise de la projection et par la même de l'oeuvre créée par l'auteur, qui s'engage lui-même à la montrer telle qu'il l'a imaginée." Octave Mierlu (1895).

Le son fait son apparition très tôt dans les films d'Octave Mierlu. Grâce à toute une panoplie d'ustensiles divers et variés, il sonorise en direct les actions du film projeté.
Créateur avant-gardiste, Octave Mierlu à su comprendre le cinéma était en deux dimensions et que par conséquent le son et l'image ne pouvaient être dissociés.
Il existe actuellement un exemplaire unique du Dynamocycloscope, malheureusement dans un état de conservation extrêmement fragile et ne lui permettant de fonctionner qu'en de très rares occasions.


• PROJECTION DU FILM
LA CAVALE GRÂCE AU DYNAMOCYCLOSCOPE •
Lors de la 19e Soirée du Film Court (en mars 2005), l'équipe des Saisons du Court a eu le privilège et l'immense honneur de présenter, en exclusivité mondiale, une démonstration de cette étonnante machine (Le Dynamocycloscope), permettant ainsi de découvrir l'un des rares films encore visibles d'Octave Mierlu,
La Cavale, datant de 1894 !
Ce petit film, d'une durée de 6 minutes, propose très certainement le premier scénario ayant pour thème principal une poursuite dans les rues d'une grande ville.
Malgré les plans fixes (il n'y a pas encore de travelling à l'époque), toute la dynamique de l'image est déjà là et entraîne le spectateur médusé dans une folle course-poursuite à travers les rues de Paris. Cette course-poursuite inspirera des années plus tard (bien que cela reste tout de même à prouver) les scènes mythiques de
Bullitt et de French Connection.

• L'ÉQUIPE DE TOURNAGE •
Sur
La Cavale, l'ensemble des postes (réalisation, cadrage, montage) est assuré par Octave Mierlu qui veut une maîtrise totale de son oeuvre. Cependant, il s'adjoint l'aide de sa première femme, Lucrèce Mierlu, pour l'écriture du scénario, et demande à deux fidèles compagnons d'assurer les rôles principaux.
Salocin Tonigeb, d'origine d'Europe centrale, était à l'époque un maître du travestissement. Il travailla longtemps au musée Grévin en tant que statue factice et passait ses journées à changer d'identité. Au bout de quelques années de cette vie sans attache, ne sachant plus trop qui il était véritablement et rendu psychologiquement fragile par ces multiples changementsde personnalité, il finit par perdre la raison.
Quant à Lenoil Rermel, personnage énigmatique, il fût très tôt attiré par les grands espaces désertiques principalement froids. Il participa en 1897 à une expédition dans le Grand Nord dont il ne revint jamais.

• OCTAVE MIERLU, L'OUBLIÉ DE L'HISTOIRE DU CINÉMA •
Il est à ce jour malheureusement impossible de savoir combien de films à réalisé Octave Mierlu. Selon les rares documents encore existants, il en aurait plus d'une centaine à son actif, mais la plupart ont été perdus ou détruits par Octave Mierlu lui-même.
Il existerait un livre (le seul, semble-t-il) entièrement consacré aux rares projections qu'Octave Mierlu a bien voulu effectuer devant un public avec son fameux Dynamocycloscope. Personnage complexe et insatisfait, Octave Mierlu est toujours resté dans l'ombre de ses concurrents, Auguste et Louis Lumière en tête, ce qui l'a progressivement éloigné du public jusqu'à devenir un illustre et légendaire inconnu de l'histoire du cinématographe.

Texte, A. Boriginal
© SaisonsDuCourt (mai 2006)